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Tribune pour l’emploi en France


 

Les loi Macron puis El Khomri aspirent au même résultat : « faire diminuer le chômage », termes auxquels je préfère « faire augmenter l’emploi ». Je vous l’affirme, ce but louable ne sera pas atteint avec ces propositions qui viennent s’ajouter à un Code du Travail beaucoup trop épais pour être transparent et compréhensible par tous (employés comme employeurs). Aussi, beaucoup de jeunes enchaînent les CDD et autres contrats précaires comme l’intérim.

On dit qu’on peut tomber dans l’erreur de deux façons. La première est de croire ce qui est faux, la seconde est de refuser de croire ce qui est vrai. Le gouvernement français est dans l’erreur ! Non seulement il croit que ces lois changeront quelque chose mais en plus, il refuse de croire que si les entreprises n’embauchent pas, c’est car elles ne peuvent pas avoir confiance en l’avenir économique national et parce qu’elles n’en ont pas les moyens économiques ou financiers ! De plus, j’ajouterai que personne dans ce gouvernement qui « aime l’entreprise » ne se préoccupe des 99,7% de TPE-PME qui composent le tissu économique national. Si chacune de ces TPE-PME pouvait embaucher ne serait-ce qu’un ou deux salariés, les courbes, que vous regardiez celle du chômage ou de l’emploi, s’inverseraient.

30% des TPE n’ont pas la possibilité de financer l’équivalent d’un smic annuel à temps plein, charges patronales comprises.

J’en suis convaincu, pour relancer l’emploi et tant qu’à faire, l’emploi à long terme, il faut une baisse significative des charges patronales sur les CDI. Les employés cotisent 11,64% de leur salaire pour payer la CSG et ses dérivés, les patrons cotisent 43,41% de charges qui pèsent sur la trésorerie de leur entreprise. Aussi, je suis convaincu que ces 43,41% de charges doivent être ramenés à 30% pour sauver ces entreprises d’une faillite certaine à long terme.

Comment y parvenir ? Une cotisation patronale qui s’appelle le forfait social pèse à elle seule 20% des charges. A quoi peut bien servir ce forfait social ? Eh bien, selon le site de l’URSSAF, il sert au « financement des prestations complémentaires de prévoyance versées au bénéfice de leurs salariés, anciens salariés et de leurs ayants droit ; la réserve spéciale de participation dans les sociétés coopératives et participatives (Scop). » Pour ma part, je n’ai rien compris ! Mais il existe un taux de cotisation du forfait social abaissé à 8%. Ce taux de 8% doit être généralisé pour atteindre un taux de charge de 31,41%.

L’employeur paie aujourd’hui 4% de charge pour la contribution assurance chômage alors que l’employé y participe à hauteur de 2,40% (de son salaire brut), tous types de contrat confondus. Il m’apparait logique que les contrats menant au chômage contribuent davantage au paiement de l’assurance chômage que les autres types de contrats. Je propose de faire baisser la cotisation patronale à 2,59% sur les CDI. Ainsi, les charges patronales atteignent 30% et les TPE-PME retrouveront un peu d’air. Mais diminuer les contributions à l’assurance chômage, reviendrait à diminuer les moyens de financer les allocations chômage. Pour y répondre, il suffirait d’augmenter les cotisations chômage sur les contrats précaires de 4% à 10%. J’en parlerai dans une prochaine tribune.

 

Bastien Corsini,

Délégué fédéral des Jeunes Démocrates de Lot-et-Garonne

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